Les magistratures romaines sous la République

 

© photo Patricia Carles

Le cursus honorum ou carrière des honneurs impose d'exercer les magistratures dans un ordre progressif : aux deux premiers degrés on jouit de la potestas (droit de prendre les auspices dans Rome, de convoquer et de faire voter le peuple et le sénat) ; aux deux derniers de l'imperium (droit de prendre les auspices hors de Rome, de lever et de commander des armées, pouvoir judiciaire).

Les questeurs et les édiles sont élus tous les ans par les comices tributes. Les premiers s'occupent des finances, les seconds de l'administration urbaine (police, voirie, jeux, approvisionnement de Rome).

Les préteurs et les consuls sont élus tous les ans par les comices centuriates. Les premiers sont chargés de la justice, les seconds (au nombre de deux) doivent faire exécuter les lois, convoquer le sénat et les comices, lever les troupes. Ils nomment les officiers et commandent l'armée. En cas de crise, ils peuvent choisir un dictateur pour six mois.

Deux censeurs, anciens préteurs ou consuls, sont élus par les comices centuriates tous les 5 ans (le lustre) pour une période de dix huit mois. Ils doivent recenser les citoyens, inscrire leur fortune, contrôler leur appartenance aux différentes classes. Ils sont aussi chargés de tenir à jour l'album sénatorial.

Les tribuns de la plèbe sont élus pour représenter les intérêts du peuple. Ils peuvent recourir au droit de veto pour s'opposer aux décisions des magistrats cum imperio ; ils convoquent l'assemblée des plébéiens. Ils sont sacro-saints (intouchables).

Lorsqu'ils sont agressés dans le pré Vaccus, Titus Flaminius et Florus se réfugient dans la villa de Clodius, devenu tribun de la plèbe :

" Clodius est tribun de la plèbe et il doit laisser sa porte ouverte nuit et jour, c'est un lieu d'asile inviolable."